Le bien-être des élèves issus de l’immigration

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mène depuis quelques années les études du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA). L’une de ces enquêtes PISA, effectuée en 2015, compare le bien-être des élèves immigrants à celui des élèves non immigrants.

Shutterstock/antoniodiaz

par Anne-Marie Grondin

L’intégration des immigrants est un enjeu important et passe notamment par l’éducation. En 2015, ce sont en moyenne 23 % des élèves de 15 ans des pays membres de l’OCDE qui étaient immigrants. On dit qu’un élève est issu de l’immigration s’il est né à l’étranger ou qu’au moins un de ses parents est né à l’étranger. Ce pourcentage élevé montre la nécessité de bien accueillir les nouveaux arrivants, qui vivent plusieurs défis importants.

Au Canada, tout comme en Australie, au Luxembourg et en Nouvelle-Zélande, les élèves immigrés de la première génération, soit ceux nés dans un pays étranger de parents nés à l’étranger, représentent un plus grand pourcentage d’immigrés que dans les autres pays de l’OCDE.

[Dossier thématique : Pour une intégration réussie des élèves issus de l’immigration]

Dans le cadre de l’enquête PISA 2015, cinq indicateurs du bien-être ont été évalués :

  1. La réussite scolaire
  2. Le sentiment d’appartenance à l’école
  3. La satisfaction au regard de la vie
  4. Le niveau d’anxiété relié au travail scolaire
  5. La motivation à réussir

[L’apprentissage du vivre ensemble :
Comment mieux former les enseignants à la diversité ethnoculturelle?]

Résultats

L’enquête montre qu’en général, les élèves issus de l’immigration réussiraient moins bien à l’école que ceux non issus de l’immigration, et que ce serait surtout le cas des immigrés de première génération. Ces résultats vont dans le même sens que d’autres indicateurs du bien-être évalués, comme le tableau suivant le montre.

Risques pour le bien-être des élèves issus de l’immigration (Moyenne OCDE)
Aspects évalués Élèves immigrés de 1re génération Élèves non issus de l’immigration
Seuil de compétence scolaire non atteint 51 % 28 %
Faible sentiment d’appartenance à l’école 41 % 33 %
Faible satisfaction de la vie 31 % 28 %
Forte anxiété reliée au travail scolaire 67 % 61 %

 

Cette tendance n’est pas observée dans la motivation à l’idée de réussir. En effet, à l’exception de l’Israël et du Mexique, tous les pays de l’OCDE voient leurs élèves issus de l’immigration plus motivés que ceux qui ne sont pas issus de l’immigration.

Intégration

Les deux principales causes de la difficulté d’intégration des élèves relèvent des désavantages socio-économiques et de la barrière linguistique.

Le système éducatif jouerait un rôle important dans l’intégration des immigrants, et c’est pour cette raison qu’il doit mettre en place les bonnes ressources pour y arriver. L’OCDE fait d’ailleurs état de solutions efficaces :

  • Évaluer précocement les compétences, notamment langagières
  • Offrir une formation linguistique ciblée
  • Sensibiliser le corps enseignant à la diversité
  • Offrir plus d’aide aux élèves et aux établissements défavorisés
  • Mettre en place des programmes luttant contre le harcèlement
  • Offrir l’accès à des activités parascolaires

[Favoriser l’engagement scolaire des élèves immigrants : le rôle des pratiques enseignantes]

 

[Consulter l’article]

Référence :

OCDE. (2015). PISA : Performance et bien-être des élèves issus de l’immigration : comment se situent les différents pays? Repéré à https://read.oecd-ilibrary.org/education/performance-et-bien-etre-des-eleves-issus-de-l-immigration_a707ffd8-fr#page1

Source de l’image : Shutterstock/antoniodiaz

Dernière modification : 22 octobre 2018.

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