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Comment intervenir auprès des enfants et des adolescents présentant de l’anxiété?

Ce numéro de la revue Éducation et francophonie aborde la problématique du stress à l’école. Avec la participation de chercheurs canadiens et européens reconnus, on y explore de façon approfondie les causes et les conséquences du stress, en plus de présenter des programmes de prévention novateurs à mettre en place dans les milieux scolaires.

Cet article propose un aperçu de l’un des articles de ce numéro, rédigé par Lyse Turgeon et Marie-Joëlle Gosselin de l’Université de Montréal.

Comment se manifestent les problèmes d’anxiété?

Selon l‘APA (2013), les troubles anxieux qui sont les plus susceptibles d’être rencontrés par les jeunes d’âge scolaire sont :

    • l’anxiété de séparation
    • le trouble d’anxiété généralisée
    • la phobie spécifique
    • le trouble d’anxiété sociale

Ces problèmes de santé mentale sont assez fréquents chez cette clientèle (15% à 20% des jeunes) et engendrent un risque plus élevé de décrochage scolaire.

L’élève anxieux

Comment peut-on intervenir?

La thérapie cognitivo-comportementale

Pour intervenir auprès des enfants et des adolescents présentant un trouble anxieux léger ou modéré, les experts recommandent en premier lieu le suivi d’une thérapie cognitivo-comportementale.

Ce type de thérapie, d’une durée moyenne de 10 à 16 semaines, met l’accent sur les émotions et les comportements liés à l’anxiété. Les stratégies mises en place durant le suivi sont variées et peuvent inclurent, par exemple, des entrainements respiratoires, de relation, de résolution de problème et d’habiletés sociales. Avec ce type d’intervention, la pratique au quotidien des stratégies proposées est de mise. Coping Cat est l’un des programmes de thérapie cognitivo-comportemental ayant fait ses preuves du côté de la recherche, bien qu’il ne soit pas efficace dans 100% des cas.

Toutefois, tous les enfants ne peuvent pas bénéficier d’un suivi aussi spécialisé. En effet, « seulement 2% des enfants qui présentent des niveaux d’anxiété élevés reçoivent une aide professionnelle spécialisée » (Mifsud et Rapee, 2005). C’est pourquoi les efforts déployés pour réduire l’anxiété chez les jeunes devraient avant tout passer par des actions de prévention. Le milieu scolaire est d’ailleurs l’endroit de prédilection pour que les actions posées touchent le plus grand nombre d’enfants possible.

Les interventions préventives en contexte scolaire

La prévention des troubles d’anxiété se fait selon trois paliers. Le premier palier est celui de la prévention universelle, où tous les enfants d’une population choisie bénéficient des actions mises en œuvre. Le programme FRIENDS est un programme de type cognitivo-comportemental ciblant ce palier de prévention. Basé sur des évidences empiriques (evidence-based practice), il peut être adapté du préscolaire à la fin du secondaire et il prend la forme de rencontres en classe ainsi qu’auprès des parents des jeunes.

La prévention sélective, deuxième palier de prévention, consiste à cibler certains jeunes à risque auprès desquels intervenir.

Plus l’enfant présente de facteurs de risque, plus il sera susceptible de bénéficier de l’intervention.

Au troisième palier de prévention, la prévention indiquée, on intervient auprès des jeunes présentant déjà des symptômes d’anxiété.

Anxiété et pleine conscience : la pratique en classe

Conclusion

Si les interventions universelles semblent efficaces pour plusieurs jeunes, elles ne le sont pas pour tous, et sont souvent couteuses. D’où l’intérêt, selon Turgeon et Gosselin, d’orienter davantage les actions de prévention vers les élèves les plus à risque de développer des troubles d’anxiété.

Bien que certains programmes montrent des résultats encourageants pour prévenir l’anxiété chez les enfants et les adolescents, les recherches sont à poursuivre afin de resserrer les critères de sélection des enfants pouvant en bénéficier davantage que d’autres, et afin de préciser les actions et les variables les plus significatives dans l’intervention.

[Consultez l'article]

 

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