La transition vers les études postsecondaires : période critique pour la santé mentale des étudiants

La plupart des troubles de santé mentale sont diagnostiqués vers l’âge de 18 ans. Cette période concorde souvent avec la transition vers les études postsecondaires. Existe-t-il un lien entre cette transition et le développement de problèmes de santé mentale chez les jeunes? Est-il possible de prévenir ces problèmes?
etudiantLe Centre for Innovation in Campus Mental Health, un projet regroupant des institutions d’Ontario telles que les collèges et les universités d’Ontario, ainsi que la Canadian Mental Health Association, a récemment tenu un webinaire faisant état de la santé mentale des étudiants au moment de la transition entre le secondaire et les études postsecondaires.

Le Consortium d’animation sur la persévérance et la réussite en enseignement supérieur (CAPRES) a suivi cette rencontre interactive sur internet et en fait un résumé dans cet article.

Dans la première partie du webinaire, Dr Stanley Kutcher, un expert de la santé mentale chez les adolescents, explique ce qu’est la santé mentale et précise le lien entre la santé mentale et l’âge d’un individu.

Qu’est-ce que la santé mentale?

Dr Kutcher explique que la santé mentale, c’est en quelque sorte la santé du cerveau. Selon cet expert, c’est l’habileté de l’individu à s’adapter; à s’adapter à différentes circonstances qui sont appropriées pour un individu en fonction de son âge et de ses capacités. Par ailleurs, s’adapter ne veut pas dire ne ressentir aucune émotion négative.

La détresse mentale

Selon Dr Kutcher, la détresse mentale (mental distress) est nécessaire; c’est un signal d’adaptation. Elle permet de signifier à l’individu qu’il a besoin de modifier quelque chose en lui-même ou dans son environnement. C’est un stress positif, normal, utilisé comme outil de résilience chez l’individu. Ce dernier ressent généralement ce type de détresse lors d’une transition.

S’orienter au collégial

La détresse mentale se distingue des troubles de santé mentale, tels que les troubles anxieux, les troubles obsessifs compulsifs, les troubles liés à l’abus de substances, l’anorexie, la dépression, le trouble bipolaire, la schizophrénie ou encore la boulimie. La plupart du temps, c’est entre 15 et 25 ans qu’apparaissent ces troubles.

Les diagnostics se posent généralement bien chez cette clientèle étudiante, mais l’enjeu majeur au Canada se situe au niveau de l’accès équitable aux services.

Le spécialiste précise toutefois que ce n’est pas la transition qui fait en sorte que les troubles se développent. Cependant, puisque les jeunes se trouvent dans un milieu éducatif au moment où ils sont le plus susceptibles de développer des troubles de santé mentale, il est important d’intervenir de manière rapide et efficace, selon des méthodes approuvées par la recherche, à l’intérieur même de l’environnement éducatif. Se faisant, il est possible de prévenir l’apparition de ces problèmes ou de réduire leur intensité. À l’inverse, plus on attend pour répondre aux besoins des personnes à risque de présenter des problèmes de santé mentale, plus les conséquences risquent de se faire ressentir, notamment en ce qui concerne le taux de décrochage scolaire.

Le collège peut-il protéger contre la dépression?

Pour plus d’informations concernant les actions à mettre en œuvre pour préserver la santé mentale des jeunes lors du passage du secondaire au collégial ou à l’université, consultez l’article du CAPRES ou l’outil Transitions (en anglais) développé par le Dr Kutcher et son équipe.

[Consultez l'article]

 

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