Des pratiques exemplaires en Ontario

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Mis à jour le 10 Nov 2015

Source de l’image : Shutterstock Lightspring

La prévention du décrochage scolaire passe par l’amélioration des pratiques d’enseignement. C’est précisément cette avenue que privilégie depuis plusieurs années l’Ontario, qui est parvenue à réduire de 16% le taux de décrochage scolaire en une décennie.
Cet article de l’Association canadienne de l’éducation (ACE) expose quelques actions mises en œuvre par l’Ontario pour rehausser la qualité de son système d’éducation.

[L]es difficultés scolaires, qu’il s’agisse d’échecs ou de faible rendement, constituent le principal facteur prédictif du décrochage scolaire.

Enseigner de façon efficace ; c’est la ligne directrice que se donnent bon nombre d’écoles pour réduire le décrochage scolaire chez les élèves. L’idée est de revoir les pratiques d’enseignement de la lecture, de l’écriture et des mathématiques à l’intérieur d’un établissement pour miser sur celles qui ont fait leurs preuves du côté de la recherche en matière de rendement scolaire.

L’Ontario a choisi cette voie en encourageant la mise en place de pratiques d’enseignement dites « efficaces » à l’intérieur des établissements d’enseignement. Pour orienter leurs actions, les dirigeants de la province ontarienne ont ciblé trois objectifs : « augmenter les taux de rendement des élèves, réduire les écarts de rendement et rehausser la confiance du public ».

Des pratiques exemplaires

Depuis les années 2000, l’Ontario a chargé les experts d’outiller et de former les enseignants dans les domaines de la littératie et de la numératie selon les données probantes de la recherche en éducation. Les deux principales stratégies instaurées sont l’enseignement explicite et la formation de communautés d’apprentissage professionnelles dans les écoles.

Une communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) est une équipe collaborative constituée d’un groupe de personnes interdépendantes travaillant pour améliorer le rendement des élèves et pour lequel tous sont imputables.

Ces rencontres sont un lieu d’échange où les membres de la communauté se questionnent entre autres sur les objets d’enseignement, sur les façons d’enseigner et d’évaluer ces savoirs et compétences, et sur les moyens de soutenir l’apprentissage des élèves pour qui un premier enseignement n’est pas suffisant. Elles s’appuient sur les données issues de la recherche en éducation.

La diffusion des résultats de recherche en éducation

Pour faciliter la prise en compte des données probantes de recherche par les professionnels de l’éducation, l’Ontario a mis sur pied un « Secrétariat de la littératie et de la numératie » qui s’assure que le savoir produit par la recherche est partagé aux acteurs du milieu de l’éducation.

Les auteurs de l’article, François Massé, Surintendant du Conseil des écoles catholiques du centre-est, et Steve Bissonnette, professeur à l’Unité d’enseignement et de recherche en éducation à la TÉLUQ, espèrent que le modèle ontarien saura inspirer les autres provinces canadiennes dans les moyens mis en œuvre pour lutter contre le décrochage scolaire.

[Consultez l’article]

 

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