De l’intégration à l’inclusion scolaire des élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (2009) [version résumée]

par Marie-Ève Lacroix et Pierre Potvin, Université du Québec à Trois-Rivières

L’intégration scolaire, concept apparu dans les années 1970, désigne le fait qu’on place un élève ayant des besoins particuliers (handicap ou difficultés d’adaptation ou d’apprentissage) dans un environnement adapté à ses besoins, comme dans une classe spéciale.

Contrairement à l’intégration, le concept d’inclusion scolaire, apparu au début de la décennie 1990, désigne le fait qu’on place cet élève dans une classe ordinaire dans l’école de son quartier avec des jeunes de son âge. L’inclusion scolaire vise le développement de sentiments d’appartenance et d’acceptation des élèves ayant des besoins particuliers, ainsi que la mise en place de mesures de soutien favorisant l’apprentissage de ces élèves à l’intérieur de programmes réguliers. Cela implique une adaptation des approches d’enseignement. Au Québec, les élèves ayant des besoins particuliers sont, dans la mesure du possible, inclus dans une classe régulière ou obtiennent des services éducatifs dans le milieu le plus naturel pour eux.

L’inclusion est une démarche complexe dont le succès repose sur le travail d’équipe. La démarche d’inclusion sera nécessairement influencée par les attitudes des membres de l’équipe-école. Ceux-ci doivent donc établir une vision commune, non seulement de l’inclusion, mais des principales notions relatives à l’éducation (apprentissage, motivation, réussite ou différence). Le leadership de la direction de l’école est la clé de la mobilisation de tous les membres de l’équipe qui doivent être ouverts au changement et présenter de bonnes capacités d’adaptation.

La recherche a mis en évidence cinq conditions de succès d’une telle démarche : l’adaptation et la diversification de l’enseignement ; la collaboration entre tous les membres de l’équipe de travail (enseignants, orthopédagogues, psychoéducateurs, travailleurs sociaux, etc.) et les parents ; l’ajout de ressources humaines ; la formation reçue par les enseignants ; et la mise sur pied d’un programme de soutien ou d’aide aux intervenants scolaires.

Une démarche d’inclusion qui ne tient pas compte des conditions reconnues pour la favoriser risque d’échouer. Mais encore, une démarche inadéquate peut nuire à la qualité des interventions menées auprès des élèves – qu’ils aient des besoins particuliers ou non —, sans compter qu’elle peut créer de l’insatisfaction chez ceux qui la mettent en œuvre.

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Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)