Les documents

Alliances éducatives : actes du colloque au congrès 2010 de l'AMSE

Dans le cadre du Congrès 2010 de l'Association Mondiale des Sciences de l'Éducation (AMSE), à Monterey au Mexique, le CTREQ était partenaire d'un colloque international qui regroupe des chercheurs du Québec, de la Belgique, la Suisse, la Bolivie, la France, le Luxembourg et la Suède. Ce répertoire réunit l'information et le matériel d'appoint des communications faites par les chercheurs et participants au colloque qui a pour thème Les alliances éducatives.

Déscolariser le décrochage?

Résumé :

L’école reste enracinée dans la culture des sociétés qui sont les siennes. En fait, l’école n’est que l’appareil administrateur du « stockage » et de la transmission des savoirs. L’école est née du désir d’apprendre, elle doit y revenir. Les peurs paranoïdes d’apprendre, occidentales ou japonaises, sont à la mesure d’une école réduite au forçage et au forcing scolaire. La scolastique est le prêt-à-porter du libéralisme de concurrence : les enjeux en valent-ils la chandelle?

Auteur(s) :

Jacques Pain, professeur émérite, Université de Paris Ouest/Nanterre La défense, France

Présentateur(s) :

Jacques Pain, Université de Paris Ouest/Nanterre, France

Pays :

France

Sous-thème :

Analyse et réflexion

Résumé de la communication :

De quoi parlons-nous?

Nous insisterons tout d’abord sur la labilité relative des termes visant le décrochage, en fonction de leur contexte, nord américain, européen, ou par exemple japonais ou brésilien. Accrocher ou décrocher? Du « trop » d’école au manque d’école, les enfants de la mondialisation cherchent leur place, leur « vraie » place.

L’accrochage scolaire

À partir de considérations psychosociologiques, nous montrerons que « l’accrochage » est un nœud de relations de reconnaissance et de subjectivité en interaction, et que l’institution scolaire s’en saisit paradoxalement, c’est-à-dire sans succès, entre ignorance et déni, et échoue à réussir pour le plus grand nombre.

La déscolarisation mentale

L’école reste enracinée dans la culture des sociétés qui sont les siennes. En fait, l’école n’est que l’appareil administrateur du « stockage » et de la transmission des savoirs. L’école est née du désir d’apprendre, elle doit y revenir. Les peurs paranoïdes d’apprendre, occidentales ou japonaises, sont à la mesure d’une école réduite au forçage et au forcing scolaire. La scolastique est le prêt-à-porter du libéralisme de concurrence : les enjeux en valent-ils la chandelle?

Une pédagogie active de réseaux

On peut voir le « décrochage » comme un mécanisme de défense contre la dépression, de maintenance de l’estime de soi, en somme lui trouver des dimensions de personnalité, et on peut aussi le voir comme un problème de déconnexion des réseaux de vie et d’« élevage », d’éducation, de la petite et de la grande enfance, de la première adolescence, en somme comme la résultante métacognitive de l’environnement familial et social porteur.

C’est cette hypothèse qui guide la recherche-action de l’université de Liège, à la demande conjointe de la Protection de la Jeunesse et de l’Éducation Nationale belges. Une approche en réseau, en interaction des polarisations institutionnelles, qui permet cependant le travail rapproché avec le jeune et éventuellement sa famille.

Synthèse :

Déscolariser le décrochage

Autres ressources :

Consulter le site internet de Jacques Pain.

Mots clés :

déscolarisation, persévérance décrochage, culture, accrochage, collaboration, école famille communauté

Dernière modification : 1 juin 2010.

Contribuez à l'appréciation collective
Cette information est-elle utile à votre pratique ?
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5,00 sur 5)

Il n’y a aucun commentaire présentement.

Écrire un commentaire


Politique éditoriale des commentairesPolitique éditoriale des commentaires

Le RIRE invite les internautes à laisser leurs commentaires qui contribuent à la réflexion et ainsi enrichissent le réseau. Dans cette optique, le RIRE s'est doté d'une politique éditoriale des commentaires :

  1. a. Les commentaires doivent être écrits dans l’une des deux langues officielles (Canada), soit le français ou l’anglais.
  2. b. Les commentaires doivent se faire dans le respect des personnes et la diversité des opinions.
  3. c. Les commentaires haineux ou disgracieux seront supprimés.
  4. d. Les écarts langagiers et les propos malveillants ne sont pas tolérés.
  5. e. La publicité est interdite.
  6. f. La publication d’hyperliens vers d’autres sites est autorisée si ces sites respectent la politique éditoriale des commentaires.
  7. g. Les administrateurs du RIRE peuvent modifier en tout temps leur politique éditoriale des commentaires.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)