Les troubles alimentaires chez les garçons : ce qu’il faut savoir

Le Centre de référence sur la nutrition du Département de nutrition de l’Université de Montréal a récemment publié une vidéo sur le site Web ProfIL, au sujet des troubles alimentaires chez les garçons et les adolescents. Dans cette vidéo, Dominique Meilleur, psychologue et professeure à l’Université de Montréal, explique où en est la recherche à ce sujet.

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Source : Site Web profIL

Les symptômes du trouble alimentaire chez les garçons

La recherche montre que plusieurs comportements et attitudes associés au trouble de l’alimentation et des conduites alimentaires sont similaires chez les garçons et les filles. Par exemple, quel que soit leur sexe, les individus qui présentent ce trouble sont très préoccupés par leur image corporelle et par le type d’aliments qu’ils consomment (ni trop gras ni trop caloriques).

Toutefois, le trouble alimentaire diffère sur plusieurs points chez les garçons. Pour eux, la musculation et l’absence de gras occupent une place prépondérante, tandis que chez les filles, c’est plutôt le désir excessif de minceur qui domine. Le trouble alimentaire chez les garçons se distinguerait aussi par la volonté de consommer une quantité importante de protéines, afin d’accélérer le développement de la musculature de leur corps. Pour atteindre leur « idéal » corporel, les garçons seraient davantage portés à faire de l’activité physique que les filles.

Les outils diagnostiques

Jusqu’à présent, les outils qui ont été créés pour diagnostiquer le trouble alimentaire sont surtout axés sur les symptômes qui caractérisent ce trouble chez les filles. À l’heure actuelle, certains chercheurs tentent de développer des outils pour évaluer de façon plus précise le trouble chez les garçons.

La psychologue affirme qu’il reste encore beaucoup à faire du côté de la recherche pour être en mesure de dépister les troubles alimentaires chez les garçons ainsi que pour assurer une prévention et une intervention efficaces auprès d’eux.

Les troubles alimentaires, ça existe chez les garçons. On a besoin de l’aide de tout le monde pour continuer d’approfondir nos connaissances et [pour] mieux connaitre ces troubles [afin de] mieux les documenter [et de] mieux s’outiller.

Pour y parvenir, Dominique Meilleur croit qu’il est nécessaire de combiner les efforts des spécialistes de plusieurs disciplines. Malgré le nombre restreint de données probantes qui existent à ce jour au sujet des troubles alimentaires chez les garçons, certaines recherches montrent tout de même de façon convaincante que le dépistage et l’intervention précoce entrainent de bons résultats.

L’approche intégrée

Dans un autre article publié sur le site Web ProfIL, on présente un programme de prévention des troubles alimentaires qui a fait ses preuves du côté de la recherche : l’approche intégrée.

Parmi les recommandations de pratiques exemplaires pour les programmes de prévention intégrée […], on suggère de mettre l’accent sur le développement d’une image corporelle saine et positive, d’encourager la tolérance en ce qui a trait aux différents types d’apparence et de contester les standards de beauté actuels.

Plutôt que de mettre l’accent sur le poids et sur l’image corporelle pour prévenir les troubles alimentaires, les experts recommandent de faire la promotion de la santé et du bien-être.

Pour en savoir davantage sur cette approche, consultez l’article publié sur le site Web ProfIL. Vous pouvez aussi consulter la catégorie Santé et sexualité de la section Ressources du RIRE, qui comprend plusieurs outils visant à promouvoir la santé auprès des jeunes.

[Regardez la vidéo]

Dernière modification : 4 mai 2016.

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