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Croyances et pratiques enseignantes

Que répondent les enseignants à des questions telles que : Comment apprend-on? Quel est le rôle de l’enseignant dans l’apprentissage? Est-il préférable de montrer aux élèves comment résoudre efficacement un problème ou de les laisser trouver des solutions par eux-mêmes?

Une enquête internationale rapporte les pratiques que privilégient les enseignants d’un bout à l’autre du globe.
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Un document publié par l’OCDE rapporte les résultats de l’enquête TALIS au sujet des pratiques et croyances des enseignants. Environ 4000 enseignants de 30 pays différents ont participé à l’enquête.

L’apprentissage selon les enseignants

Selon l’analyse des résultats de l’enquête, une majorité d’enseignants auraient une vision plutôt constructiviste de l’apprentissage. Pour tirer ces conclusions, les responsables de l’enquête ont demandé aux enseignants s’ils étaient en accord avec certaines affirmations telles que :

  • le rôle de l’enseignant consiste à faciliter la recherche, l’exploration chez les élèves;
  • les élèves devraient être amenés à trouver eux-mêmes les solutions à des problèmes pratiques;
  • le développement d’habiletés à réfléchir et à penser est plus important que l’acquisition des savoirs faisant l’objet des curriculums.

Les enseignants étaient en grande majorité d’accord avec ces affirmations (entre 82 et 95% d’enseignants en accord avec chacune des affirmations), particulièrement en ce qui concerne le rôle de facilitateur qu’ils considèrent jouer dans l’apprentissage.

Les pratiques d’enseignement

Malgré la conception constructiviste de l’apprentissage qu’adoptent la plupart des enseignants, une minorité d’enseignants utiliserait des méthodes d’enseignement dites « actives ».

La présentation de la matière par l’enseignement de façon synthétisée demeure une méthode d’enseignement plus fréquente que la résolution de problème en petits groupes.

Selon le rapport de l’OCDE, ce résultat pourrait s’expliquer par les limites et obstacles imposés par le contexte scolaire (le temps accordé aux apprentissages par exemple). En outre, la réalisation de projets, l’usage des technologies de l’information et le travail en sous-groupes sont des activités d’apprentissage qui demanderaient plus de temps et d’énergie de la part de l’enseignant que les activités plus « classiques » d’apprentissage telles qu’une présentation magistrale et synthétique de la matière enseignée.

Les méthodes « actives » et celles plus « classiques » devraient être utilisées conjointement en vue de trouver un équilibre entre les demandes des curriculums et l’apprentissage « actif » qui rejoint davantage la conception qu’ont les enseignants de l’apprentissage.

Hattie et ses stratégies efficaces d’enseignement

Les facteurs associés à l’usage de méthodes plus « actives » d’enseignement

Certains facteurs semblent influencer la propension qu’ont les enseignants à utiliser des méthodes d’enseignement plus actives. Dans les classes où l’on retrouve un climat positif ainsi qu’une proportion élevée d’élèves forts sur le plan académique par exemple, les enseignants utilisent plus souvent des méthodes actives d’enseignement. À l’inverse, dans des classes composées d’un nombre important d’élèves présentant des problèmes de comportement ou des besoins particuliers, les enseignants utilisent moins ce type de pratiques.

L’apprentissage actif améliorerait la performance aux examens

La collaboration entre les enseignants semble être un outil important pour l’usage de pratiques d’enseignement actives.

En résumé, les enseignants semblent généralement d’accord en ce qui concerne la façon dont l’enseignement devrait permettre aux élèves de s’impliquer activement dans leurs processus d’apprentissage. Toutefois, la réalité de l’enseignement rend difficile la mise en œuvre des pratiques qui correspondent aux conceptions des enseignants.

[Consultez l'article]

 

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Dernière modification : 26 février 2016.

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