Lire une histoire avant l’heure du coucher : quels impacts sur le cerveau du jeune enfant?

Pourquoi est-ce si important de faire la lecture à son enfant dès son plus jeune âge? Des chercheurs se sont penchés sur l’activité cérébrale des enfants à qui on fait régulièrement la lecture.

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Dans les dernières années, les milieux de l’éducation et de la santé ont redoublé d’ardeur pour sensibiliser les parents à l’importance de faire la lecture à leurs enfants.

Les liens entre cette pratique et la réussite scolaire des enfants sont bien connus, et la recherche est de plus en plus en mesure d’expliquer ce qui se passe dans le cerveau de l’enfant à qui ont lit régulièrement des histoires, comparativement à celui qui n’a pas vécu de telles expériences de lecture.

Récemment, le journal Pediatrics a publié une étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer l’activité cérébrale d’enfants âgés de 3 à 5 ans au moment où on leur faisait la lecture d’histoires. Les résultats obtenus par cette recherche montrent des différences dans l’activité cérébrale des enfants selon la fréquence à laquelle ils se faisaient lire des histoires.

La zone du cerveau concernée est une région de l’hémisphère gauche appelée le cortex d’association pariétal-temporal-occipital. Selon le Dr John S. Hutton, cette région du cerveau constitue un point nodal dans l’intégration des stimuli visuels et auditifs chez le bébé. Cette région, connue pour être particulièrement active quand un enfant plus âgé lit pour soi-même, serait donc activée très tôt chez l’enfant à qui on fait la lecture d’histoires.

Détecter les enfants à risque en lecture dès l’âge de 3 ans

La visualisation

Sans même regarder les images du livre, un jeune enfant qui se fait lire une histoire visualise cette histoire dans sa tête, d’où l’activation de la région du cerveau responsable du traitement des stimuli visuels.

Les enfants qui ont plus de pratique avec ce type de visualisation lorsqu’ils regardent un livre imagé ou qu’ils écoutent des histoires pourraient développer des habiletés qui les aideront à associer des images à des mots plus tard.

L’apprentissage de la lecture pourrait également être facilité en raison de la capacité de l’enfant à se faire des images de ce qu’il lit dans sa tête.

Développement du langage

Pour que l’enfant développe ses habiletés langagières, il est important qu’il entende des personnes parler, et non seulement la télévision ou des voix préenregistrées.

Les livres contiennent une plus grande diversité de mots qu’un discours normal entretenu avec l’enfant. […] Les enfants à qui on lit entendent donc des mots différents que ceux à qui on ne lit pas.

Définir la qualité des interactions lors de la lecture à voix haute

La lecture est donc plus qu’une activité agréable à réaliser avec un enfant ; elle joue un rôle important dans le développement des connexions du cerveau, qui serviront longtemps à l’enfant, et ce, bien après la transition de l’oral à l’écrit.

[Consultez l’article]

 

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Dernière modification : 17 janvier 2017.

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11 commentaires

  1. Par Juliette le 27 août 2015 à 9:58

    J’ai intéresser mes enfants depuis leur arriver a la maison , aux livres et le respect des livres….
    Aucun livre ne fut briser ou page déchirais chez nous…..

    Le jour ou l’on m’envoya une lettre me disant de présenter mon fils alors âgé de 4ans, pour son entrer a la Maternel, Il fut le seul a passer l’examin sans faute !!!
    Il eu 4 ans le 7 Février et son examin été le la fin Avril.. Il se trouva face a 8 Professeurs qui lui ont poser toute sortes de questions……..Il connaissait tout les réponses!!
    J’étais autant surprise qu’eux!!! C’Était en Ontario…École Bilingue…..

    Je ne lisais aucune histoire au lit….Car c’était pas le temps…
    La Place avant le dodo été prise par une prière………La lecture été l’avant midi!!

    Il savait tous…ses formes, ses couleurs, ses lettres, ses chiffres, ses côtés, ses haut et ses bas…ect ect ect….
    Il gradua , il avait 16 ans, dans les premier cinquième de sa classe….
    Ma fille en fit autant….Les deux lisent encore un livre après l’autre!!

    Les parents se doivent de lire avec leurs enfants….Les miens on profite encore maintenant !!

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  2. Par Servagean le 29 août 2015 à 1:56

    bonjour, je viens de lire votre article qui m’a beaucoup interpelée. J’ai un fils âgé de 10 ans aujourd’hui auquel nous lisons une histoire depuis tout bébé ( père, mère, grands-parents). Erwan ne s’est jamais endormi sans une histoire. Malgré l’apprentissage de la lecture, on lit des romans tel que le Tour du Monde en 80 jours de Jules Verne. Erwan a su parler très tôt, avec un vocabulaire particulièrement riche et des constructions de phrase sans écorcher aucun mot, ce qui surprenait notre entourage. Je suis personnellement convaincue de la nécessité de lire des histoires aux enfants pour les connexions cérébrales dont vous avez parlées mais aussi pour le côté de l’attention portée à l’enfant au moment du coucher et l’espace de sécurité ainsi crée à l’endormissement. Merci pour cet article.

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  3. Bonsoir,
    Super sujet ! A la maison c est simple ce n est plus un salon mais bien une bibliothèque. Je suis un amoureux des bds, et des livres en general. Luna des son plus jeune age a eu droit a sa bibliotheque dans sa chambre et ses 2 histoires avant d aller au lit. Aujour dhui encore et elle « pique » les Garfields, les Schtroumpfs, boule et bill que je laisse accessibles … Elle les regarde des heures
    Voyez mon blog j en parle souvent 😉

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  4. Par Jean Bourque le 5 septembre 2015 à 9:25

    Excellent article à faire connaître aux jeunes parents. Espérant cependant que la lecture d’histoires avant le « dodo » se fasse avec des livres format papier plutôt qu’avec des livres format numérique, ceci en raison de l’effet apaisant des livres (papier) en opposition à l’effet stimulant des écrans.

    Jean Bourque, orthopédagogue à la retraite.

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  5. […] [1] http://rire.ctreq.qc.ca/2015/08/lecture-histoires-cerveau/ […]

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  6. Par Ouahiba le 28 janvier 2019 à 7:38

    Un très intéressant article sur le plan neuroéducatif,la stimulation cérébrale des zones associatives visuelles et auditives provoque la naissance neuronales des habilités de créativité, de raisonnement,de mémorisation ,d’attention,les fonctions exécutives et surtout d’expression, je propose la recherche dans l’exploitation de cet activité (lecture avant le sommeil) pour les patients atteints des démence dans le stade préclinique dans la mesure de préserver la capacité expressive le plus longtemps possible.

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  7. Par Sabrina le 30 janvier 2019 à 15:34

    Bonjour,

    Je lis une histoire à mon fils depuis l’âge de 9 mois tous les soirs, il a 7 ans maintenant. Malgré tout ça, mon fils a un retard de langage surtout en construction de phrases… Comme quoi…. Il a un vocabulaire riche, c est vrai et il travaille très bien, malgré ma crainte du CP.
    Du haut de ses 7 ans, il a toujours besoin de ses histoires avant le dodo ❤️. Pour mon deuxième qui a 22 mois, je n ai pas instauré de rituel lecture et il parle déjà….

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  8. Enseignante retraitée (en maternelle) pas un jour sans histoire lue avec album ou conte
    Actuellement je continue cette activité au sein de l’association Lire et faire Lire
    Venez avec vos enfants au salon Primevère à Eurexpo les 23 et 24 février
    L’assoc y tiendra un stand.

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  9. Par Lascazes le 2 mars 2019 à 4:44

    Je suis moi aussi une enseignante de maternelle à la retraite et je fais aussi partie de Lire et Faire Lire depuis une dizaine d’années .Je lis des histoires deux fois par semaine dans plusieurs classes de maternelle de tous niveaux et je m’aperçois de l’importance qu’a cette activité qui ne remet pas en cause la lecture des enseignantes au sein de leur classe mais qui leur apporte autre chose et je les vois changer au fil des lectures .La lecture est une activité vitale pour le développement de l’enfant

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  10. Par Anthony L. le 3 mars 2019 à 0:57

    C’est un de mes meilleurs souvenirs de mon enfance. Mon père inventait carrément des histoires avec un épisode chaque soir. Ça fait travailler l’imagination et l’enfant s’endort en pensant à autre chose que ses problèmes à l’école…
    En plus de lui apporter un lexique different de celui de la vie quotidienne, je pense que ça permet une première interaction avec le livre, car si l’enfant ne sait pas encore lire à ce moment, il a déjà un bon feeling avec cet objet que le parent/prof aura si souvent du mal à lui refiler à l’adolescence… Developper le goût pour la lecture et lui faire comprendre que cette activité est un plaisir, et non une corvée…
    Pour les parents qui n’ont pas le temps (ça existe), pensez aussi aux livres-audio (avec cassette à mon époque), si l’enfant ne sait pas encore lire il peut écouter les histoire en tournant les pages du livre tout seul… Ces bons vieux Marlène Jobert et Henri Dès sont des conteurs formidables…

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  11. Par Silvia le 4 mars 2019 à 16:35

    Bonjour, nous aussi avant c’était livre à gogo. Depuis environ deux mois par contre c’est complètement terminé. Avant le dodo elle veut que je lui raconte une histoire que j invente de toutes pièces. Beaucoup plus difficile l’exercice pour moi !

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