La victimisation au primaire : une question de génétique ?

téléchargement (4)Pendant leur passage au primaire, plusieurs enfants connaîtront des situations de rejet ou de victimisation. Pour être plus précis, de 5% à 10% des élèves se retrouveront au cœur d’un scénario de ce genre. Vivre un ou plusieurs rejets peut entraîner des conséquences peu souhaitables chez les enfants. Notons par exemple des difficultés académiques, de l’anxiété, des troubles de santé et même des idées suicidaires. Déterminer les causes du rejet chez les jeunes s’avère donc essentiel afin de prévenir le pire. Une récente étude identifie la génétique comme une source importante du problème.

Michel Boivin, chercheur et professeur à l’École de psychologie de l’Université Laval, a mené une étude en collaboration avec plusieurs chercheurs afin de faire la lumière sur ce qui peut causer la victimisation au primaire ainsi qu’identifier le moment où le problème se présente. Pour se faire, plus de 800 jumeaux ont été testés lors de leur passage en maternelle, en première et en quatrième année. Afin d’avoir une vision plus juste de la situation, les enseignants et les camarades de classe des jumeaux participants ont également été interrogés. L’objectif était de mesurer le rejet par les pairs et la victimisation chez les élèves.

Il s’est avéré que les membres d’une paire de jumeaux avaient beaucoup de similarités entre eux en ce qui concerne leurs difficultés relationnelles. Ces similitudes sont à 73% dues à des facteurs génétiques. En effet, selon les chercheurs, l’apparence physique et certaines caractéristiques du comportement comme l’hyperactivité contribueraient à augmenter le risque de rejet.

Cependant, les difficultés relationnelles entre les enfants sont repérables et il est possible d’intervenir afin de remédier à la situation. Une intervention assez tôt dans le développement de l’enfant pourrait avoir un très grand impact sur sa vie sociale.

[Consulter le communiqué]

Dernière modification : 18 mars 2015.

Partager sur les réseaux sociaux :

Contribuez à l'appréciation collective
Cette information est-elle utile à votre pratique ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote actuellement)

Il n’y a aucun commentaire présentement.

Écrire un commentaire

Politique éditoriale des commentairesPolitique éditoriale des commentaires

Le RIRE invite les internautes à laisser leurs commentaires qui contribuent à la réflexion et ainsi enrichissent le réseau. Dans cette optique, le RIRE s'est doté d'une politique éditoriale des commentaires :

  1. a. Les commentaires doivent être écrits dans l’une des deux langues officielles (Canada), soit le français ou l’anglais.
  2. b. Les commentaires doivent se faire dans le respect des personnes et la diversité des opinions.
  3. c. Les commentaires haineux ou disgracieux seront supprimés.
  4. d. Les écarts langagiers et les propos malveillants ne sont pas tolérés.
  5. e. La publicité est interdite.
  6. f. La publication d’hyperliens vers d’autres sites est autorisée si ces sites respectent la politique éditoriale des commentaires.
  7. g. Les administrateurs du RIRE peuvent modifier en tout temps leur politique éditoriale des commentaires.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)