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Raccrochage : plus jeune qu’avant

téléchargement (26)Depuis plusieurs années il est possible de constater que de plus en plus de jeunes choisissent de terminer leurs études secondaires dans un établissement offrant des services d’éducation aux adultes. Le site internet de l’Université du Québec à Montréal présente une entrevue avec Danielle Desmarais, chercheuse du réseau PARcours (Pratiques d’accompagnement du raccrochage scolaire des 16-20 ans) qui s’engage dans le renouvellement des pratiques du raccrochage scolaire au Québec, en France, en Belgique et en Espagne.

Les centres d’éducation des adultes (CEA) ont dénoté que leurs services étaient auparavant offert davantage à des adultes de 30 à 50 ans qui voulaient compléter leur formation. Voilà maintenant que plus de 50% des personnes qui fréquentent les CEA ont moins de 25 ans. Cette importante modification de clientèle a forcé les enseignants à admettre qu’ils ne se sentaient pas outillés convenablement pour répondre à la demande. PARcours tente d’aider les intervenants gravitant autour de ces jeunes à comprendre qui sont ces décrocheurs et de favoriser les pratiques d’accompagnement novatrices.

Ces jeunes proviennent en majorité de milieux où l’éducation n’est pas encouragée. Ils ont parfois été conseillés et dirigés vers des organismes leur permettant de poursuivre leurs études dans un CEA. D’autres ont décidé d’expérimenter le marché du travail mais ont vite constaté que leurs perspectives d’emploi ne satisfaisaient pas leurs objectifs de vie. Cette réalité est bien différente de celles que connaissaient les CEA il y a quelques années de cela.

En ce qui concerne les pratiques favorables à la réussite des raccrocheurs, il faut définitivement s’adapter à la nouvelle clientèle des établissements de formation pour adultes. Danielle Desmarais mentionne que les jeunes adultes s’inscrivant dans les CEA ne sont pas nécessairement prêts à reprendre leurs études. C’est pourquoi elle met l’emphase sur l’importance de leur offrir un moment de transition afin qu’ils puissent renouer avec leurs objectifs et travailler leur confiance personnelle.

L’entrevue se termine sur l’annonce d’un documentaire portant sur le raccrochage scolaire chez les jeunes québécois et européens dont la sortie est prévue pour février prochain.

[Lire l’entrevue]

Dernière modification : 14 janvier 2015.

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2 commentaires

  1. Par Giselle Boisvert le 22 novembre 2012 à 14:35

    Je trouve très intéressant de mettre l’accent sur l’importance de l’accompagnement.
    Il n’est toutefois pas nécessaire d’aller jusqu’à Grenoble pour trouver des exemples inspirants.
    À la commission scolaire de la Seigneurie-des-mille-iles, au centre Le Tremplin, on fait une expérience depuis trois ans où on met l’accent sur le sentiment d’appartenance pour raccrocher les élèves à leur désir d’apprendre et à un projet de formation. Ce qui est très innovateur dans ce centre c’est qu’on a jummelé des élèves de 15 ans du programme préparatoire à l’emploi avec des 16-25 ans en FGA. Donc c’est un modèle qui part de nos structures québécoises et offre des perspectives très positives avec un taux de poursuite de plus de 90% pour les jeunes de 15 ans…
    Une initiative à mieux connaître pour un centre sur le raccrochage.

    Giselle Boisvert
    CSDM

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  2. Par Véronique D'Amours le 22 novembre 2012 à 14:59

    Je suis ravie d’apprendre cette initiative! Est-ce que de la documentation est disponible pour en savoir plus sur cette expérimentation?

    Merci de nous avoir fait connaitre ce projet!

    Véronique D’Amours
    Chargée de la veille et du RIRE

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