Un esprit scientifique est un esprit critique

Texte traduit et adapté de Give children the power to be scientists, publié sur le site de The Université of Notthingham le 2 mars 2011

Les enfants qui développent une pensée scientifique atteindraient une meilleure compréhension des divers sujets qu’ils ont à explorer. De plus, le fait de leur faire mener leur propre enquête à l’aide de la démarche scientifique serait bénéfique pour leur apprentissage. C’est ce qu’ont démontré des chercheurs de l’Université de Nottingham et de l’Open University.

Leur étude montre que la méthode de l’enquête personnelle aide les jeunes à développer les compétences et la capacité de jugement pour se protéger de la désinformation, comprendre les impacts des sciences et technologies sur la vie quotidienne et faire des choix plus éclairés, notamment en ce qui a trait à l’alimentation, à la santé et à l’environnement.

Ces résultats ont été dégagés à la suite d’une étude de 3 ans, menée auprès de jeunes de 11 à 14 dans deux écoles secondaires anglaises. Les chercheurs ont utilisé le logiciel libre nQuire qui, installé sur appareil mobile ou ordinateur portable, permet aux jeunes de travailler sur le terrain. Ce logiciel peut être téléchargé gratuitement sur Internet, mais n’est toutefois pas disponible en français.

Les participants de l’étude ont enquêté sur des sujets d’étude très différents, par exemple, sur l’alimentation saine ou sur la pollution, et devaient choisir un angle pour l’aborder de façon plus précise. Ils sont devenus ensuite de véritables chercheurs, menant eux-mêmes une enquête, cueillant leurs propres données et analysant leur sujet d’étude directement sur le terrain. (À l’école, à la maison, en nature, etc.)

Un des chercheurs, Mike Sharples de l’Université de Nottingham, souligne la facilité avec laquelle les jeunes ont adopté l’outil informatique nQuire. Sharples croit que l’utilisation de ces technologies dans un but scientifique pourrait être un moyen d’améliorer la perception qu’ont les jeunes de la science, voire de les inciter à envisager une carrière scientifique. Mais le plus important selon Sharples est que les jeunes développent la capacité d’investir ce champ de connaissance avec le jugement nécessaire pour repérer les informations de mauvaise qualité.

Quant à Eileen Scanlon de l’Open University, elle croit que les jeunes ayant participé à cette étude ont démontré qu’ils pouvaient avoir l’esprit scientifique et la rigueur intellectuelle que ce type de projet implique. Selon elle, cette expérience a donné aux jeunes l’occasion de développer leurs habiletés et leur potentiel.

La chercheuse est persuadée que l’utilisation de nQuire sur un support mobile incite les jeunes à s’investir davantage dans leur sujet d’étude puisqu’ils ont un accès permanent à l’information. De plus, nQuire permet l’autonomie dans les déplacements et dans l’organisation du travail tout en offrant un soutien continu. Selon Scanlon, l’enseignement ne peut plus se faire uniquement dans les salles de classe et le fait d’apprendre partout en tout temps dynamise la démarche pédagogique. Pour la chercheuse, l’omniprésence de la connaissance développe l’envie de s’investir et augmente la motivation et l’intérêt des jeunes.

Le fait de laisser les jeunes mener eux-mêmes leur enquête permettrait donc le développement d’un esprit plus critique et augmenterait l’intérêt porté aux sciences. L’investigation physique du terrain semble, pour Sharples et Scanlon, le meilleur moyen de s’engager pleinement dans un sujet d’étude et d’en comprendre tous les aspects. Comme quoi une partie de la connaissance ne pourra jamais être confinée dans les livres!

Dernière modification : 26 février 2016.

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