Les partenariats entre la famille, le milieu de garde et l’école favorisent la réussite des enfants d’âge préscolaire

imagesTexte traduit et adapté de Home, preschool and school coordination boosts achievement, publié sur le site de Eurekalert! le 14 mai 2010.
Les enfants stimulés intellectuellement dès la petite enfance à la maison, à la garderie et à l’école ont un meilleur rendement au primaire. Leur réussite scolaire dépend moins du principal milieu responsable de leur apprentissage que de la coordination des actions posées par ces trois milieux. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude publiée dans le numéro de mai/juin 2010 de la revue Child Development.

« L’étude pourrait avoir des retombées sur la politique éducative étasunienne No Child Left Behind Act (en anglais, Wikipédia), note Robert Crosnoe, professeur de sociologie à l’Université du Texas à Austin et auteur principal de l’étude. Nos résultats soulignent l’importance d’améliorer la coordination entre la famille, le préscolaire (milieu de garde et maternelle) et l’école primaire pour stimuler la réussite des enfants. »

La recherche se fonde sur les données d’une enquête longitudinale à laquelle plus de 1 300 enfants ont participé. Ils ont été suivis par des chercheurs depuis leur naissance dans le cadre d’une vaste étude nationale (Study of Early Child Care and Youth Development).

Les chercheurs ont analysé des données recueillies à la maison, à la garderie ou à la maternelle alors que les enfants avaient 4,5 ans. Plus tard, ils ont étudié la qualité de l’enseignement qu’ils ont reçu en première année ainsi que leurs résultats en lecture et en mathématiques jusqu’en cinquième année.

L’équipe de recherche a voulu savoir si les liens entre les différents milieux de stimulation cognitive (maison, garderie/maternelle et primaire) et la réussite des enfants s’expliquaient par le statut socioéconomique de leur famille. Ils ont aussi cherché à savoir si la réussite des enfants dépendait des différentes combinaisons de stimulation offerte par ces milieux, peu importe le statut socioéconomique de leur famille.

Des partenariats profitables à tous, mais surtout aux enfants défavorisés

Les chercheurs ont trouvé que les enfants tiraient plus de bénéfices de l’action concertée de ces milieux que de l’amélioration du soutien à l’apprentissage apportée par un seul d’entre eux. De plus, l’étude révèle que même si les enfants issus de familles nanties sont plus susceptibles de faire l’expérience de cette convergence du soutien à l’apprentissage, ce sont les enfants de milieux défavorisés qui en tirent le plus grand profit.

« Aider les enfants, en particulier ceux issus de familles pauvres, à prendre un bon départ à l’école primaire est devenu un axe majeur de la politique éducative des États-Unis, ajoute Crosnoe. Ces interventions politiques ciblent généralement un milieux, mais rarement la jonction des trois. »

Pour finir, cette étude montre que la coordination entre les milieux impliqués dans la transition petite-enfance-école est déterminante. Il importe donc que les décideurs politiques continuent à mettre l’accent sur les partenariats école-famille-communauté.
Robert Crosnoe, Tama Leventhal, R. J. Wirth, Kim M. Pierce, Robert C. Pianta and NICHD Early Child Care Research Network (2010). Family Socioeconomic Status and Consistent Environmental Stimulation in Early Childhood. Child Development, vol. 81, no 3, p. 972-987 (résumé en ligne).

À lire sur le même sujet

Dossier thématique : Relations école-famille-communauté

« De nombreuses études le confirment : la collaboration entre l’école, la famille et la communauté est un vecteur important de la réussite scolaire. Ce dossier vous présente quelques-unes de ces études ainsi que des outils à l’attention des parents et des enseignants pour soutenir la persévérance et la motivation des jeunes. »

[Consulter ce dossier du RIRE]

Dernière modification : 23 juin 2016.

Partager sur les réseaux sociaux :

Contribuez à l'appréciation collective
Cette information est-elle utile à votre pratique ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, moyenne: 4,00 sur 5)

Il n’y a aucun commentaire présentement.

Écrire un commentaire

Politique éditoriale des commentairesPolitique éditoriale des commentaires

Le RIRE invite les internautes à laisser leurs commentaires qui contribuent à la réflexion et ainsi enrichissent le réseau. Dans cette optique, le RIRE s'est doté d'une politique éditoriale des commentaires :

  1. a. Les commentaires doivent être écrits dans l’une des deux langues officielles (Canada), soit le français ou l’anglais.
  2. b. Les commentaires doivent se faire dans le respect des personnes et la diversité des opinions.
  3. c. Les commentaires haineux ou disgracieux seront supprimés.
  4. d. Les écarts langagiers et les propos malveillants ne sont pas tolérés.
  5. e. La publicité est interdite.
  6. f. La publication d’hyperliens vers d’autres sites est autorisée si ces sites respectent la politique éditoriale des commentaires.
  7. g. Les administrateurs du RIRE peuvent modifier en tout temps leur politique éditoriale des commentaires.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)