Faits saillants du séminaire

Contexte

Le Séminaire sur l’éducation préscolaire visait à offrir un espace d’écoute et d’échange entre une cinquantaine de participants d’horizons divers. Des représentants d’organisations, des chercheurs, des enseignantes, des professionnels et autres intervenants étaient réunis dans un esprit de concertation et de collaboration au service du développement de l’enfant.

Cette rencontre a été organisée afin d’échanger sur la place du jeu et des programmes d’intervention précoce en maternelle. Dans le Programme de formation de l’école québécoise pour l’éducation préscolaire (2001), on peut lire que l’enfant, « soutenu par l’intervention de l’enseignant, s’engage dans des situations d’apprentissage issues du monde du jeu et de ses expériences de vie ». L’état des connaissances issues de la recherche indique qu’une intervention systématique est nécessaire pour la prévention des difficultés scolaires ultérieures. Comment tirer parti à la fois du jeu et des programmes d’intervention pour favoriser la réussite des élèves?

Les principaux objectifs de la journée étaient de permettre aux participants :
• d’exprimer leurs questionnements, leurs préoccupations et leurs besoins concernant l’éducation préscolaire;
• d’amorcer une réflexion sur des pistes d’action visant la complémentarité des moyens d’intervention afin de favoriser la réussite des élèves.

Faits saillants et questionnements

Exploration de la situation actuelle au préscolaire

Pour amorcer la journée, les participants ont été questionnés sur les finalités de l’éducation préscolaire. Les besoins des enfants mentionnés étaient pour la plupart liés aux trois mandats et aux compétences du Programme de formation de l’école québécoise pour l’éducation préscolaire.

Questions à approfondir :

• Quel est le niveau de préparation visé pour les enfants de 4 et 5 ans?
• Comment jeter les bases de la scolarisation en maternelle?

Échanges sur le jeu et les programmes d’intervention précoce

Les participants ont été invités à échanger sur les avantages du jeu et des programmes d’intervention précoce. Ils ont aussi exprimé leurs réserves par rapport à ceux-ci.

Il est ressorti des discussions que le jeu et les programmes d’intervention précoce sont tous deux fondés scientifiquement et peuvent constituer des moyens efficaces de prévention des problèmes scolaires.

De plus, les participants ont insisté pour dire que l’enseignante doit toujours baser ses interventions sur l’observation des enfants, ce qui lui permet de préciser l’intention qu’elle poursuit lorsqu’elle fait ses choix pédagogiques pour répondre de façon adaptée aux besoins des élèves de son groupe.

Afin d’effectuer un choix approprié des moyens d’intervention, l’enseignante fait appel à son jugement professionnel, lequel doit s’appuyer :
1. sur une connaissance scientifique du développement des enfants de 4 et 5 ans ;
2. sur une connaissance approfondie des fondements scientifiques des moyens d’intervention, du matériel pédagogique et des programmes d’intervention existants ;
3. sur le Programme de formation de l’école québécoise.

Questions à approfondir :

• Comment réussir à combiner les savoirs d’expérience et les savoirs théoriques?
• Comment favoriser la mobilisation des connaissances scientifiques et des pratiques efficaces dans le milieu scolaire?
• Comment vérifier l’efficacité réelle des nouvelles pratiques en éducation préscolaire?

À la recherche de pistes d’action

En après-midi, les participants ont été amenés à réfléchir aux pistes d’action susceptibles de favoriser une utilisation complémentaire des moyens d’intervention éprouvés afin de mettre à profit les savoirs théoriques et les savoirs d’expérience les plus favorables à la réussite des élèves.

Le thème qui a retenu l’attention a été le développement professionnel, thème aussi mis en évidence lors du traitement d’autres sujets. Les participants ont mentionné l’importance de questionner la formation initiale au préscolaire ainsi que de soutenir la formation continue afin de développer une culture de recherche et de réflexion critique sur la pratique. Plusieurs propositions ont été émises en ce sens.

Questions à approfondir :

• En s’inspirant des propositions formulées, de quelle façon actualiser le développement professionnel ?
• Quelles sont les conditions à réunir pour répondre aux besoins en matière de développement professionnel et ainsi favoriser la réussite des élèves?

Pistes de suivi

Cette journée se voulait une amorce. Les propos recueillis confirment le bien-fondé de poursuivre la réflexion et de s’engager dans l’action. L’éducation préscolaire s’avère justement être un thème inspirant cette année. Les occasions d’échange sur le sujet seront nombreuses au cours des prochains mois. Mentionnons notamment :

• le prochain congrès de l’Association d’éducation préscolaire du Québec ;
• la revue Québec français qui prévoit traiter de ce sujet ;
• le Conseil supérieur de l’éducation qui a retenu ce thème pour l’un de ses prochains avis.

Enfin, à la lumière des résultats du séminaire, le CTREQ mettra de l’avant des pistes d’action conformes à sa mission. Entre autres choses, il est déjà envisagé que cette discussion se poursuive dans le cadre du 3e Colloque sur la réussite éducative organisé par le CTREQ, qui aura lieu les 26 et 27 avril 2012 à l’Université Laval. Pour ce qui est des autres actions, le CTREQ fournira des informations par l’entremise du bulletin InfoCTREQ et de ses autres moyens habituels de communication.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)