La recherche et les pauses

Depuis quelques années, la prévalence des troubles d’attention est en constante augmentation. Et les élèves « normaux » peuvent également souffrir de difficultés d’attention et de concentration durant leurs cours. Pour remédier à ce problème, plusieurs chercheurs recommandent des pauses fréquentes tout au long de la journée.

Youki Terada, chercheur et éditeur chez Edutopia, présente un condensé de trois études sur les avantages des pauses pour les enfants dans leur milieu scolaire. Il explique en effet, dans un article intitulé Research-Tested Benefits of Breaks, comment ces pauses peuvent améliorer l’attention et la productivité des élèves tout en réduisant leur stress.

[Les élèves consacrent-ils suffisamment de temps à l’apprentissage?]

Mais pourquoi s’arrêter?

La première étude citée par Terada a permis de mesurer que la majorité des élèves du primaire passent environ 15 minutes à être distraits et incapables de se concentrer sur ce que dit l’enseignant ou sur la tâche à accomplir durant un cours. Cette étude montre aussi que plusieurs courtes périodes d’enseignement (10 minutes) sont plus efficaces que quelques périodes de 30 minutes.

[Les élèves devraient-ils avoir plus de pauses durant la journée?]

Dans la deuxième étude recensée par Terada, des chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour étudier le cerveau dans des moments de pause. Selon leurs résultats, les périodes de pause où l’esprit vagabonde sont associées à une activité neurologique intense dans d’autres régions du cerveau. Cette activité, générée par les pauses, serait cruciale pour consolider les apprentissages, pour en faire l’acquisition en mémoire, pour réfléchir aux expériences vécues, pour planifier l’avenir et pour permettre au cerveau de « créer du sens ».

Le repos n’est pas de la lâcheté, pas plus qu’il n’est une occasion gâchée pour être productif.

Terada mentionne également que les pauses s’avèrent aussi efficaces pour réduire les comportements inadéquats chez les jeunes élèves. En effet, plusieurs études ont prouvé que de courtes séances d’activités physiques améliorent le comportement des élèves, leur niveau d’engagement concernant la tâche à accomplir et leur capacité de concentration. Ces séances d’activités physiques permettent également de promouvoir la santé physique des élèves, laquelle constitue un précurseur de leur santé cognitive.

[Mieux vaut ne pas manquer la récréation]

Et les habiletés sociales?

La dernière étude présentée par Terada mentionne que les pauses plus longues, comme les récréations et les périodes de jeu non structuré, permettent aux enfants d’apprendre à attendre leur tour, à résoudre des problèmes et des conflits, à contrôler leurs émotions et leurs comportements, à être créatifs et à faire preuve de « pensée divergente ».

[…] laisser tomber les récréations, c’est une grave erreur. [C’est] une composante cruciale et nécessaire du développement de l’enfant et ce serait contre-productif de les sacrifier pour plus de temps en classe.

Quelques exemples?

Voici trois idées pour introduire des pauses dans votre classe :

  1. Introduisez de courtes séances d’exercices en classe pour récupérer l’attention de vos élèves;
  2. Effectuez des qui stimulent la curiosité pour motiver les élèves et améliorer leur humeur;
  3. Accordez du temps aux enfants pour qu’ils expriment leur créativité et exercent leur imagination (ex. : Makerspace; ; ).

[Consulter l’article]

Référence 

Terada, Y. (2018). Research-Tested Benefits of Breaks. Edutopia. Repéré à www.edutopia.org/article/research-tested-benefits-breaks

Dernière modification : 18 juillet 2018.

Partager sur les réseaux sociaux :

Mots-clés : , ,

Contribuez à l'appréciation collective
Cette information est-elle utile à votre pratique ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote actuellement)

Il n’y a aucun commentaire présentement.

Écrire un commentaire

Politique éditoriale des commentairesPolitique éditoriale des commentaires

Le RIRE invite les internautes à laisser leurs commentaires qui contribuent à la réflexion et ainsi enrichissent le réseau. Dans cette optique, le RIRE s'est doté d'une politique éditoriale des commentaires :

  1. a. Les commentaires doivent être écrits dans l’une des deux langues officielles (Canada), soit le français ou l’anglais.
  2. b. Les commentaires doivent se faire dans le respect des personnes et la diversité des opinions.
  3. c. Les commentaires haineux ou disgracieux seront supprimés.
  4. d. Les écarts langagiers et les propos malveillants ne sont pas tolérés.
  5. e. La publicité est interdite.
  6. f. La publication d’hyperliens vers d’autres sites est autorisée si ces sites respectent la politique éditoriale des commentaires.
  7. g. Les administrateurs du RIRE peuvent modifier en tout temps leur politique éditoriale des commentaires.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l’information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Cette information est repérée grâce aux activités de veille du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ)

..