Les apports et enjeux multiples d’un club de science dans une école secondaire

Le désintérêt pour les sciences chez les élèves au niveau secondaire est souvent soulevé. Pourtant, notre recherche-action, dont l’objectif était la mise sur pied de clubs de science pour des jeunes de première année du secondaire, illustre des élèves qui ont montré un véritable intérêt pour divers sujets scientifiques.

par Jrène Rahm et Audrey Lachaîne de l’Université de Montréal

Ces clubs ont permis l’exploration de ressources communautaires et scientifiques non-formelles (environnement urbains, musées, parcs communautaires), peu exploitées dans un cadre scolaire. Dans un contexte d’apprentissage ludique et sans évaluation, la participation de ces jeunes a enrichi leur réseau social, favorisant ainsi leur transition scolaire en première année du secondaire. Les activités parascolaires, compléments importants à l’école, contribuent au bien-être des élèves, notamment pour les jeunes issus de milieux défavorisés qui ont souvent moins accès à des activités structurées en dehors de l’école.

Les jeunes

Les activités des clubs ont mené à la réalisation d’un documentaire numérique. Celui-ci portait sur une question scientifique choisie par les jeunes, exercice qui était à la fois complexe et fort intéressant. Il s’agissait d’une démarche exploratoire guidée par des discussions avec des scientifiques et des sorties aux musées. Le projet demandait un engagement soutenu à travers plusieurs étapes : le montage des documentaires, le visionnement et la critique par les pairs, etc. Par le travail d’équipe et les différentes responsabilités, chaque jeune pouvait développer diverses compétences et connaissances et une vision positive de soi au-delà du contexte scolaire. Au cours de l’année scolaire, ils étaient accompagnés par des animateurs dévoués et impliqués, qui agissaient comme modèle en leur offrant une écoute quand à leur cheminement futur. Certains jeunes ont également pu bénéficier d’une participation à un stage d’été au Jardin botanique de Montréal, leur permettant d’exercer d’autres rôles et de vivre une expérience unique.

L’université et les étudiants en formation des maîtres

Les activités ont aussi été assistées par des étudiants en enseignement au secondaire de l’Université de Montréal, faisant du projet un partenariat université-école. Le club s’est avéré un espace formateur pertinent pour ces étudiants. Le projet leur a permis de travailler dans un contexte hors-scolaire et d’enrichir leur appréciation des jeunes. De plus, il a donné lieu à l’exploration de pistes pédagogiques novatrices pour l’enseignement des sciences. Pour bon nombre d’étudiants, il a fait office de première expérience auprès d’élèves d’une école pluriethnique urbaine, lieu souvent méconnu.

Le partenariat communauté-école-université

Ce projet de recherche-action nous a offert de nouvelles pistes de réflexions et des constats quant au développement des écoles communautaires. D’abord, malgré la présence de tables de concertation au sujet des collaborations école-communauté, l’intégration d’activités communautaires et parascolaires variées demeure un défi de taille. Puis, dans un souci d’un réel partenariat, l’université devrait davantage s’engager sur le terrain : son implication communautaire serait un atout pour la formation de ses étudiants. C’est par de véritables collaborations entre les multiples acteurs et par l’établissement de réseaux à travers le temps que nous ciblerons les besoins des jeunes et mettrons leurs forces en action pour un avenir prometteur.

[Pour en savoir plus]

[Références]

 

Dernière modification : 8 février 2016.

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