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L’enseignement de l’anglais, langue seconde, au primaire

Nombreux le revendiquent tandis que d’autres s’y opposent. Le programme d’anglais intensif au primaire est-il la solution pour que les élèves québécois développent les compétences nécessaires afin de communiquer en anglais?

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Le Conseil supérieur de l’éducation a publié un avis au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport sur le thème de l’enseignement de l’anglais, langue seconde. Dans ce document, le Conseil présente les deux orientations retenues qui tiennent compte des enjeux liés à l’amélioration de l’enseignement de l’anglais, langue seconde, au primaire, soit l’identité, l’équité et l’efficacité.

Les orientations et les recommandations

Orientation 1 : Optimiser l’enseignement de l’anglais sans compromettre la vitalité de la langue française

Le Conseil a constaté que l’enseignement de l’anglais, langue seconde, a soulevé un enjeu lié à l’identité. En effet, la pérennité de la langue française au Québec nécessite que les québécois soient conscientisés aux conséquences de leurs comportements langagiers.

Les principales recommandations sont :

    • De suivre l’évolution de la vitalité de la langue française au Québec en collaboration avec la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.
    • D’être attentif à la situation de la langue d’enseignement, notamment dans les milieux multilingues.

Le véritable risque pour la pérennité de la langue française ne réside pas dans un enseignement efficace de l’anglais.

Le bilinguisme [Dossier thématique]

Orientation 2 : Réunir les conditions pour améliorer l’efficacité de l’enseignement de l’anglais au primaire

Pour que l’enseignement de l’anglais, langue seconde, soit efficace, certaines conditions sont nécessaires : une pédagogie appropriée, un nombre d’heures consacrés à l’anglais suffisant et des enseignants qualifiés et compétents qui connaissent le programme de formation de l’école québécoise.

Selon le Conseil, un programme d’anglais intensif pourrait être une solution possible pour fournir aux élèves le nombre d’heures nécessaire pour apprendre l’anglais de façon efficace. Cependant, l’enjeu de l’équité est soulevé puisque ce ne sont pas tous les milieux qui détiennent les ressources nécessaires pour offrir ce service de façon efficace à l’ensemble des élèves, notamment les élèves à risque et les élèves ayant un handicap ou des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA).

En ce sens, Monsieur Claude Lessard soulignait lors du lancement de l’avis :

Oui, pour l’anglais intensif, c’est une bonne idée, mais ne la brûlons pas.

Les recommandations de la deuxième orientation sont :

    • De désigner l’anglais au premier cycle comme de l’éveil à la langue seconde.
    • De laisser au écoles la possibilités d’ouvrir cet éveil à d’autres langues comme les langues parlées par les élèves ou aux langues autochtones régionales.
    • D’examiner comment on peut revoir le régime pédagogique au primaire pour donner plus de latitude aux écoles dans la distribution des heures consacrées à l’anglais, langue seconde, aux 2e et 3e cycle.
    • De ne pas rendre obligatoire l’enseignement intensif de l’anglais pour tous les élèves, en 5e ou 6e année.
    • D’appuyer les écoles qui désirent implanter un programme d’enseignement intensif de l’anglais, langue seconde.
    • De poursuivre les recherches et les expérimentations pour développer et améliorer les pratiques de soutien aux élèves à risque et EHDAA.
    • De suivre de près et de diffuser les travaux en cours au MELS.
    • De tenir compte des caractéristiques sociolinguistiques et des besoins des conseils d’établissement, notamment quant aux possibilités pour les élèves d’être en contact avec la langue cible en dehors de l’école.
    • De s’assurer que les écoles qui choisissent d’offrir un programme d’enseignement intensif détiennent toutes les conditions d’efficacité et de les ouvrir à tous leurs élèves (sans sélection).
    • De faire un nouvel état de la situation du PELO.

Le Conseil recommande également aux universités de s’assurer que les diplômés en enseignement de l’anglais maitrisent la langue cible et le programme de formation de l’école québécoise.

L’apprentissage d’une langue seconde

Dans son avis, le Conseil supérieur fournit une recension des écrits et le point de vue d’experts concernant notamment les avantages d’apprendre plus d’une langue et les idées préconçues concernant le bilinguisme.

[Consulter l'avis]

 

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Dernière modification : 16 novembre 2014.

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