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La violence à l’école : formation déficitaire

distress by porschelinn, on Flickr

Une enquête révèle que 80 % des membres du personnel scolaire ne seraient pas formés pour faire face à des situations de violence à l’école. Ces chiffres contribuent à alimenter le débat qui existe au Québec depuis plusieurs années : la violence à l’école est-elle devenue un fléau? Que font donc les écoles pour la prévenir?

Ces résultats ressortent d’une enquête panquébécoise menée par Claire Beaumont, professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur la sécurité et la violence à l’école.

Ce sont plus de 4 700 membres du personnel scolaire provenant de 204 écoles primaires et secondaires qui ont été mobilisés dans le cadre du projet visant à dresser un portrait de la violence à l’école dans les établissements d’enseignement québécois et à documenter le phénomène au fil des ans.

À partir de la perception des élèves, du personnel scolaire, des directions d’établissement et des parents, l’étude s’intéresse aux aspects liés à la violence en milieu scolaire tels que la nature et la fréquence des manifestations de violence, le climat scolaire, les pratiques éducatives et la collaboration-école-famille.

Prévenir la violence à l’école et le décrochage du même coup!

Quatre membres du personnel scolaire (enseignant, professionnel ou de soutien) d’écoles primaires et secondaires sur cinq ont déclaré ne pas avoir reçu de formation initiale pour les aider à prévenir ou à gérer des situations de violence à l’école.

[Consulter le communiqué de presse]

 

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Dernière modification : 8 janvier 2015.

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Un commentaire

  1. Par Patrick Daganaud le 14 janvier 2015 à 8:56

    Il est vrai que la formation initiale est déficitaire, et depuis longtemps, au regard de toutes les interventions auprès des ÉHDAA et de toutes les situations favorisant l’éclosion des dérives comportementales et des retraits d’apprentissage.

    Par contre, c’est encore une problématique à envisager sous l’angle d’une approche systémique parce qu’elle touche tous les niveaux d’onto à métasystémiques du système scolaire et que toute intervention partielle, morcelée ou réductionniste, sans être nocive, est insuffisante pour enrayer toutes les causes prédisposantes, enclenchantes, aggravantes et persistantes qui produisent « l’effet violence et délinquance scolaires ».

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