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Doit-on imposer une formation continue aux enseignants?

L’obtention du brevet d’enseignement ne met pas un terme à la formation des enseignants. Durant leur pratique professionnelle, ils doivent tenir leurs connaissances à jour. Mais il n’y a aucune obligation de ce côté.

P1140727 by jezaroul, on Flickr Professeure à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, Sylvie Cartier consacre un volet de ses recherches au perfectionnement professionnel. Voici un aperçu des propos de l’experte qui ont été recueillis dans cet article.

Devrait-on imposer une formation continue?

Madame Cartier préfère parler de valorisation du perfectionnement professionnel.  Elle explique que pour des professions qui ont un ordre professionnel (avocats, médecins), le perfectionnement n’est pas perçu comme une obligation mais plutôt comme une condition d’exercice.

Or, il n’y a pas d’ordre professionnel pour les enseignants. Une démarche individuelle, de plus en plus collective de perfectionnement professionnel est fortement encouragée par les milieux.

Pourquoi est-ce parfois si difficile de parfaire sa compétence professionnelle?

Selon madame Cartier, la source principale des difficultés réside dans le fait que le perfectionnement professionnel exige de faire autrement, et que le changement n’est pas toujours facile. La charge de travail accrue que le perfectionnement professionnel implique en freine également plusieurs.

Formation continue [Dossier thématique]

Comment encourager la formation continue?

Les enseignants ayant à cœur la réussite de leurs élèves, Mme Cartier explique qu’ils sont généralement favorables à la formation continue lorsqu’on identifie un point précis sur lequel ils peuvent travailler pour mieux soutenir leurs élèves.

L’experte ajoute qu’un des enjeux de la réussite est de mobiliser tous les acteurs, autant le coordonnateur des services éducatifs et les conseillers pédagogiques de la commission scolaire que le directeur d’école et les enseignants, car tous assument un rôle important et doivent faire partie du projet de perfectionnement.

Enfin, il ne faut pas oublier de mobiliser les gens à long terme. Car cela prend du temps avant de pouvoir instaurer un changement.

Quel rôle peuvent assumer les universités?

Pour valoriser l’apprentissage des élèves, Mme Cartier indique que les université doivent définir la problématique, consulter les études sur le sujet et fixer des objectifs de recherche et d’appropriation de nouvelles pratiques.

[Consulter l'article]

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Dernière modification : 8 janvier 2015.

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Un commentaire

  1. Par David Chartrand le 2 juin 2014 à 14:02

    Bonjour, je suis un ex-enseignant de Mathématique au secondaire. Lorsque je suis devenu enseignant, j’ai été désolé de réaliser qu’il n’y avait aucune formation obligatoire pour les enseignants et pire, que le partage et le réseautage entre ceux-ci était presque inexistant. C’est pourquoi j’ai décidé, il y a près de 5 ans, de partir la plateforme pédagogique gratuite Didacti qui permet aux enseignants de partager et d’innover ensemble. Nous avons réussi à bâtir la communauté de partage avec la plus forte croissance en éducation au Québec et nous mettons sur pied près de 30 événements de développement professionnel sans précédant l’an prochain. C’est plus 50 écoles privées et 15 commissions scolaires qui participeront au projet, près de 10,000 enseignants de la province, et ce dans toutes les matières, à tous les niveaux. Pourquoi attendre qu’une institution formalise cette formation continue? Prenons en main notre propre développement professionnel dès maintenant. Joignez-vous à nous: http://www.didacti.org/invitation

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