Une communauté se mobilise contre le décrochage scolaire

Le décrochage scolaire est un fléau contre lequel les écoles mènent une lute acharnée. Les causes multiples et variées qui sont à la base du problème compliquent la tâche aux intervenants scolaires. Une école du Bas-St-Laurent a misé sur la collaboration entre l’école et le milieu social pour favoriser le bien-être des élèves.

De plus en plus, les jeunes occupent un on plusieurs emplois pendant leurs études. Certaines études démontrent qu’occuper un emploi a un impact positif sur le développement personnel des jeunes adultes. Cependant, ces mêmes études affirment aussi qu’un nombre d’heures trop élevé peut avoir des conséquences très néfastes sur les résultats scolaires et la motivation des jeunes. Certains élèves en viennent même à décrocher pour se consacrer pleinement à leur emploi. Il importe donc de trouver un équilibre avec lequel le jeune pourra jongler. Pour se faire, l’ensemble des intervenants doivent se mobiliser. Une école secondaire du Bas-St-Laurent s’est attaquée au fléau du décrochage en sensibilisant la population.

L’école secondaire Le Mistral de Mont-Joli avait en 2008 un taux de décrochage s’élevant à 29%. Afin de remédier à la situation, l’école s’est attaquée au problème proposant un pacte social s’inscrivant dans une recherche-action menée par le chercheur Jean Bernatchez de l’Université du Québec à Rimouski. Soixante employeurs du coin ont accepté de se mobiliser en s’engageant à ne pas faire travailler les élèves pendant les heures de cours. Le fait d’avoir des employeurs accommodant représente beaucoup pour les étudiants. La pression est moins forte en sachant qu’il est possible de demander des congés lors des semaines d’examens.

En acceptant d’accommoder les jeunes, les employeurs mettent en valeur l’importance de la poursuite des études. L’élève qui voit que sa société accorde de l’importance à son éducation sera davantage porté à faire passer ses études en premier. L’entente entre les employeurs et l’école a porté fruit, puisque le taux de décrochage a diminué de 3% en moins de deux ans.

Le décrochage scolaire n’est pas seulement le problème des élèves, de leurs parents ou de leurs enseignants. C’est en mobilisant les acteurs des différents milieux dans lesquels les jeunes évoluent que nous trouverons l’équilibre. L’initiative de l’école Le Mistral en est la preuve.

[Consulter l’article et visionner le reportage]

Dernière modification : 7 janvier 2015.

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