La «lecture active» favorise la résolution de problèmes mathématiques

téléchargement (25)Texte traduit et adapté de Studies find students learn more by « Acting Out » Text by Sarah D. Sparks, publié sur le site d’Education Week le 12 juillet 2011.

Alors que plusieurs croient que s’installer dans un endroit silencieux est le meilleur moyen de favoriser la lecture, une série d’études propose que les jeunes élèves gagnent à lire selon une approche active. Les chercheurs ont découvert que la compréhension du lecteur est grandement améliorée par une conceptualisation active et physique du texte. Il est possible de le constater en observant les élèves du primaire devant un cas de résolution de problème en mathématiques. Les jeunes qui approchent les problèmes écrits en se représentant activement leurs composantes sont plus précis et attentifs que ceux qui ne le font pas.

Du mot à sa représentation

La résolution de problème écrit en mathématiques représente une grande difficulté pour les enfants. L’objectif est donc d’aider les jeunes à comprendre le concept d’histoire racontée afin qu’ils réussissent à comprendre le problème qui s’y trouve et à le résoudre.

La recherche sur la compréhension de lecture explore le concept voulant que les élèves « donnent corps », rendent vivant ce qu’ils lisent afin d’en comprendre la portée. Il se trouve que le langage fait sens lorsqu’il devient possible de se représenter mentalement les mots et les phrases sous forme de souvenirs de réelles expériences. Le cerveau établit des liens entre le mot lu et, par exemple, l’endroit où on le retrouve généralement dans l’espace (une « roue » se retrouve normalement au sol). De plus, plusieurs études se sont attardées aux « réflexes » des lecteurs lorsque ces derniers se concentrent sur ce qu’ils lisent. Les réalités représentées dans le texte prennent forme dans l’imaginaire du lecteur qui base sa réflexion sur ses expériences, ses perceptions. Cette représentation ne relève cependant pas du conscient des individus. Ces derniers incarnent ce qu’ils lisent avec leur corps, sans pour autant exécuter de mouvement.

Conclusion

À la suite de ces découvertes, les chercheurs se sont attardés au lien entre la lecture et la résolution de problèmes mathématiques. Le rapport entre le mot lu et sa représentation imagée dans l’esprit du lecteur n’est pas suffisant pour assurer la résolution du problème. C’est pourquoi il importe plutôt d’éveiller les élèves aux rouages de la narration dans la construction d’une histoire. En comprenant ce concept, l’enfant abordera le problème mathématique avec un nouveau regard. La recherche a d’ailleurs démontré qu’il devenait plus facile d’éliminer les chiffres inutiles à la résolution du problème. En effet, les jeunes qui approchent le problème avec une lecture active ont 35% moins de risque d’être distraits par des éléments destinés à les induire en erreur.

La recherche montre l’effet positif d’une approche active de la lecture sur les résultats des élèves. Les travaux ne s’arrêteront cependant pas ici. Les chercheurs poursuivent leur investigation afin de prouver que l’amélioration provient effectivement du fait que les lecteurs incarnent le texte qu’ils lisent.

[Lire l’article]

Arthur Glenberg, Jonathan Willford et coll. (2011). Improving Reading to Improve Math. Scientific Studies of Reading, 00(0), p. 1–25. [article intégral (PDF)]

Dernière modification : 7 septembre 2016.

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  1. […] La «lecture active» favorise la résolution de problèmes mathématiq… Le Réseau d'information pour la réussite éducative (RIRE) diffuse de l'information susceptible de répondre aux besoins des acteurs de la réussite éducative. Source: rire.ctreq.qc.ca […]

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