Élever un enfant qui n’intimidera point

Texte traduit et adapté de How to raise a child who doesn’t bully, publié sur le site de Pediatric Academis Societies le 1er mai 2011

Avec toute l’attention que les médias portent sur l’intimidation et la cyberintimidation chez les jeunes, les parents ont de quoi s’inquiéter au sujet de leurs enfants. De prime abord, on pense à protéger les jeunes contre l’intimidation, mais comment éviter qu’eux-mêmes perpètrent des actes d’intimidation ou de harcèlement?

Une étude, présentée le 1er mai dernier à la rencontre annuelle de la Pediatric Academic Societies, a montré que les parents peuvent contribuer à diminuer les risques que leur enfant intimide ou harcèle d’autres jeunes. Les chercheurs ont observé la prévalence de l’intimidation à l’aide de sondages couvrant une période de 4 ans. Ils ont ainsi pu déterminer des facteurs environnementaux associés à l’augmentation ou à la diminution des risques d’intimidation.

Bien que le nombre de cas d’intimidation ait chuté entre 2003 et 2007, l’étude a révélé qu’entre l’âge de 10 et 17 ans, 1 jeune sur 6 commettait régulièrement des actes de harcèlement ou d’intimidation.

Certains facteurs environnementaux semblent augmenter la probabilité qu’un jeune développe des comportements intimidants. Le fait que les parents expriment de la colère ou de l’impatience à l’égard de leurs enfants semble être le plus important de ces facteurs de risque. Les jeunes en proie à des problèmes sentimentaux ou comportementaux auraient également plus tendance à intimider les autres. Les chercheurs estiment que, parmi les jeunes qui commettent des actes intimidants, 1 sur 5 souffre de problèmes de cet ordre, un taux 3 fois plus élevé que parmi l’ensemble ce groupe d’âge.

D’autres facteurs environnementaux auraient plutôt tendance à protéger les jeunes et à diminuer l’occurrence de l’intimidation. Par exemple, lorsque les parents partagent leurs idées, discutent et adoptent une attitude égalitaire avec leurs enfants.

Vu l’existence et la compréhension de ces facteurs de risque et de protection, les chercheurs croient que des interventions ciblées au sein du milieu familial pourraient mener à une diminution des cas d’intimidation chez les jeunes. Ils encouragent donc les parents à communiquer avec leurs enfants

Les parents peuvent également contribuer à la diminution de l’intimidation et de la cyberintimidation en exprimant calmement leurs insatisfactions et en maitrisant leur colère. Loin de minimiser la responsabilité des jeunes par rapport à leurs comportements envers les autres, cette étude propose des pistes de solution nouvelles pour contrer l’intimidation.

Dernière modification : 3 janvier 2015.

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