Réduire la tricherie

Texte traduit et adapté de MU Researcher Says Instructors Can Reduce Cheating By Being Clear, publié sur le site de University of Missouri le 5 avril 2011

Une récente étude, menée par Edward Brent et Curtis Atkisson de l’Université du Missouri, a démontré que les élèves fournissent des raisons rationnelles pour justifier la tricherie. Aussi, le fait de sanctionner cet acte n’est pas le moyen le plus efficace pour le prévenir. Pour réduire la tricherie, les enseignants devraient plutôt exprimer des normes et des objectifs clairs, tout en assurant un renforcement positif constant.

Les chercheurs ont utilisé une question toute simple pour amener les jeunes à parler de la tricherie : dans quelles circonstances, s’il y en a, le fait de tricher est-il justifié? Alors qu’une majorité des participants considèrent qu’aucune circonstance ne justifie la tricherie, 35 % croient que celle-ci est acceptable dans des cas extrêmes, certains évoquant la maladie ou même la mort. Les excuses plus traditionnelles, comme la difficulté de la tâche à accomplir ou le manque de temps, représentent toutefois une part importante des réponses données. Les justifications rejetant la faute sur quelqu’un ou quelque chose, le bris de l’ordinateur par exemple, ont été beaucoup moins populaires.

Les résultats indiquent également que très peu d’élèves pensent aux risques de se faire prendre lorsqu’ils réfléchissent à la tricherie. Plusieurs considérations auront plus d’influence que la peur sur la décision des élèves. Au nombre de celles-ci, le sentiment d’injustice devant une évaluation jugée inappropriée semble être la plus importante. Par exemple, dans le cas d’un examen surprise, les élèves qui considèrent injuste cette évaluation auraient une excuse rationnelle de tricher. C’est à ce raisonnement, somme toute logique, que Brent impute une grande partie du problème.

Si l’évocation de raisons pour expliquer la tricherie ne l’excuse pas, les chercheurs croient tout de même que le fait d’être à l’écoute de ces raisons aiderait à en réduire la fréquence. Brent conseille également aux intervenants scolaires de définir et d’appliquer un contrat enseignant-élèves. Il croit que s’ils établissent conjointement un cadre de travail, les élèves auront moins de raisons rationnelles pour justifier la tricherie et seraient moins tentés par celle-ci. Brent est convaincu que plus l’organisation d’une classe favorise l’apprentissage et le partage, moins la tricherie saura y trouver sa place.

Dernière modification : 5 janvier 2015.

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