Littérature à l’école : la question du choix des livres

 

téléchargement (17)La fin de semaine dernière, La Presse présentait un dossier spécial sur les livres lus en classe par les élèves du primaire et du secondaire. La question du choix des corpus littéraires soulève des opinions divergentes, tant du côté des enseignants que de celui des universitaires. Certains déplorent le fait que le MELS n’impose pas d’œuvres obligatoires, alors que d’autres saluent cette liberté accordée aux enseignants. Voici un bref survol des articles du dossier de La Presse.

Lectures scolaires : Kafka ou Twilight?

Depuis 1995, on ne trouve qu’une orientation dans les devis ministériels en ce qui a trait au choix des livres à présenter aux élèves : les enseignants doivent leur proposer cinq livres par année, d’au moins trois auteurs et trois genres différents. Pour Olivier Dezutter (Université de Sherbrooke) et Suzanne Richard (présidente de l’Association québécoise des professeurs de français), l’absence d’un corpus littéraire commun pose problème, car de leur avis, la base culturelle commune se construit à l’école : « La littérature, ça fait partie de la culture d’un peuple. On doit se demander : nos enfants ont-ils la culture qu’on voudrait qu’ils aient ? Sinon, il faut y remédier », affirme cette dernière. Pour leur part, les enseignants interrogés apprécient que le MELS n’impose pas de livres, mais ils expriment le désir que le Ministère obligent les enseignants à voir en classe certains auteurs, courants et connaissances sur l’histoire littéraire.

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Difficile pour les profs de choisir des livres

Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeurs d’université, croit que les enseignants gagneraient à présenter des livres qui ne font pas partie du répertoire des jeunes (comme Twilight et Harry Potter), afin de leur permettre d’ouvrir leurs horizons littéraires.  Marie-Christine Beaudry de l’UQAM partage aussi cet avis : « Si j’avais fait ça, je n’aurais jamais fait lire L’étranger de Camus. Et pourtant, ce livre remportait un vif succès auprès de mes étudiantes.»

Des enseignants interrogés par la journaliste, Benoit Paquin et Maxime Trudeau préfèrent mettre de côté les « classiques » et opter pour des lectures plus accessibles pour maintenir la motivation des « petits lecteurs » et des jeunes de milieux défavorisés. D’autres, comme Martin Bibeau, proposent un corpus d’œuvres qui ne comporte pas de littérature jeunesse et utilise la lecture à voix haute pour susciter l’intérêt des élèves. À ce sujet, ce dernier explique : « Je me suis rendu compte que les jeunes qui n’aiment pas lire ne savent pas lire ! Ils ne mettent pas d’intonation. Ils n’ont pas de rythme. Je leur apprends. »

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Les enseignants mal préparés

Le président de la Fédération québécoise des professeurs d’université, Max Roy, déplore que les programmes de formation des maitres offrent peu de cours portant sur la littérature. Il partage cette opinion avec Manon Hébert (UQAM) et Suzanne Richard, présidente de l’Association québécoise des professeurs de français. Cette dernière s’attriste d’ailleurs de constater que « Les professeurs se contentent souvent de faire lire les livres, puis de demander des résumés. Ce n’est pas assez. »

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Dernière modification : 10 novembre 2014.

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