Texte adapté et traduit de l’anglais de Study finds first-generation immigrants struggling in education system , publié le 13 janvier 2010 sur le portail de l’Université Queen’s.
Les adolescents nés à l’étranger et immigrés au Canada ont des résultats sous la moyenne en mathématiques et en science, selon une récente étude de l’Université Queen’s (Ontario) menée par le doctorant Areepattamannil Shaljan. Les résultats montrent que ces élèves se heurtent au système éducatif, résultats surprenants, car ils contredisent les conclusions d’autres études.
« La proportion d’enfants d’immigrants dans la population enfantine est en croissance au Canada et représente près d’un enfant sur cinq dans les écoles canadiennes. Par conséquent, l’intégration de ces enfants dans les écoles devrait constituer une question importante pour les éducateurs », explique M. Areepattamannil. « La façon dont ces enfants s’adaptent et les cheminements éducatifs qu’ils prennent vont certainement avoir des implications importantes dans la société canadienne ».
L’étude a examiné les résultats des 2 636 élèves de 13 ans, immigrants de première génération de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec, qui ont passé l’évaluation du Trends in International Mathematics and Science Study (TIMSS) en 2007.
Les données révèlent qu’en mathématiques et en science, les résultats de ces élèves étaient « nettement inférieurs » à la moyenne de 500 du TIMSS.
Étant donné que le TIMSS a seulement été administré dans trois provinces canadiennes en 2007 (aux élèves de 8e année de la C.-B. et de l’Ont. et à ceux de 1re secondaire au Qc), M. Areepattamannil pense qu’il serait nécessaire de mener d’autres études à partir de données pancanadiennes. Malgré tout, il est d’avis que ces résultats devraient soulever certaines inquiétudes.
« La plupart des parents des élèves immigrants de première génération qui sont arrivés au Canada proviennent de la Chine et de l’Inde. Contrairement aux écoles du Canada, tant le curriculum que l’enseignement des écoles de ces pays privilégient l’apprentissage par cœur », explique M. Areepattamannil, qui a quitté l’Inde pour immigrer au Canada en 2004. « J’aimerais éventuellement étudier les facteurs qui précipitent le désengagement des élèves immigrants de première génération dans les écoles canadiennes afin de comprendre ce qui doit être modifié pour mieux répondre à leurs besoins ».
[Lire l'article original en anglais]
Dernière modification : 23 mars 2010.



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