Texte traduit de l’anglais de As H1N1 Looms, Study Shows Students aren’t protecting Themselves, publié sur le site North Carolina State University le 9 octobre 2009
Pendant que les experts mettent en garde le public contre la propagation épidémique du H1N1, une nouvelle étude de l’Université North Carolina State montre que les étudiants ne respectent pas les mesures préventives de base, même s’ils pensent le faire. En d’autres termes, ils ne se lavent pas les mains.
« Le lavage des mains est une mesure préventive importante pour de nombreuses maladies transmissibles, des maladies respiratoires comme le virus H1N1 aux microbes d’intoxication alimentaire, tels que le norovirus », précise le Dr Ben Chapman, professeur adjoint en sciences familiales et de la consommation, aussi spécialiste de la sécurité alimentaire à l’Université North Carolina State. La nouvelle étude, qui a examiné le respect des recommandations quant au lavage des mains lors d’une éclosion de norovirus dans une université en Ontario, montre que seulement 17 % des étudiants ont suivi correctement les recommandations affichées – même si 83% d’entre eux ont déclaré qu’ils avaient suivi les recommandations. Chaque année, on compte entre 30 et 40 éclosions de norovirus sur les campus universitaires qui touchent des milliers d’étudiants.
Chapman, qui a coécrit cette étude, affirme que cette recherche est la première à observer le comportement des étudiants en matière d’hygiène en période d’épidémie. Des études antérieures ont examiné des données issues des déclarations faites par des sujets après l’épidémie, alors que cette nouvelle recherche montre que ces données peuvent être imprécises.
« En général, les responsables de la santé posent des affiches et se reportent à ce que disent les gens pour déterminer si leurs méthodes sont efficaces », explique Chapman « Et les gens disent qu’ils se lavent les mains plus souvent. Mais, comme on l’a constaté, ce n’est pas vrai. »
« L’étude montre que l’information donnée aux gens par les autorités sanitaires n’est pas suffisamment convaincante pour les amener à modifier leurs comportements, même si nous jugeons que ces outils sont utiles pour limiter l’ampleur de l’épidémie. En général, cela ne fonctionne pas. Mais on recommence à chaque épidémie et on le fait présentement avec le virus H1N1. »
Chapman affirme que l’étude montre que les personnes responsables de la santé doivent cibler des publics spécifiques, tels que les étudiants qui partagent un dortoir ou qui mangent à la même cafétéria, et adapter l’information à ces publics. Par exemple, on pourrait leur indiquer où sont les toilettes les plus proche ou mettre en évidence les distributeurs de désinfectant pour les mains. « Plus l’information est fonction du milieu, mieux c’est », soutient Chapman.
Chapman ajoute que les autorités sanitaires doivent également utiliser un langage adapté à leur public cible. « Par exemple, n’employez pas des termes complexes comme maladie gastro-intestinale, mais dites plutôt qu’une telle maladie pourrait faire gerber, ou Mec, lave tes mains. L’idée est de concevoir des messages convaincants qui créent des réactions au sein du public ciblé. Faites-les parler. »
Chapman affirme également que les responsables de la santé devrait tirer profit des médias sociaux, tels que la messagerie texte et Facebook, pour alimenter les réflexions. Il explique : « Si votre auditoire se compose d’étudiants, vous devez utiliser les mêmes médias que les étudiants ».
Chapman conclut : « Les campus ont besoin de prédire les épidémies et d’élaborer des plans en conséquence. Ils doivent avoir les outils en main pour réagir rapidement. »
(Consulter le résumé de l’article en anglais : As H1N1 Looms, Study Shows Students aren’t protecting Themselves publié sur le site de la North Carolina State University le 9 octobre 2009.)
Dernière modification : 22 mars 2010.





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